Encouragement fiscal pour les entreprises qui font des dons aux organisations d’aide17/11/2020

Les entreprises qui veulent offrir leurs surplus ou des produits non-calibrés à des associations caritatives ou à des banques alimentaires pourront déduire entièrement fiscalement les frais associés à ces opérations, comme les frais de transport. C’est ce qu’a annoncé ce mardi le ministre des Finances, Vincent Van Peteghem (CD&V). Cette mesure s’applique aux biens de première nécessité, aux produits de soins (comme les langes, par exemple), mais aussi aux vêtements.

Avec cette mesure, le gouvernement veut encourager les dons d’entreprises auprès des banques alimentaires et des associations d’aide aux personnes précarisées, qui sont très sollicitées cette année avec la crise sanitaire. A l'heure actuelle, il est bien souvent financièrement plus intéressant pour un commerçant de jeter ses surplus que de les offrir. 

"Les coûts liés aux dons, comme les frais de transport par exemple, sont en effet à charge du donneur", explique Dominique Michel de la Fédération du commerce (Comeos). "Il y a peu, j'étais en contact avec un commerçant qui devait détruire des milliers de pantalons parce que cela lui coûtait plus cher de les offrir". 

Pour éviter pareille situation, le gouvernement entend donc rendre ces frais fiscalement déductibles. Cet avantage vient s'ajouter à la mesure de récupération de la TVA introduite il y a plusieurs années déjà. 

"Il doit s'agir de dons de biens de première nécessité", explique le ministre des Finances Vincent Van Peteghem (photo). "Cela peut par exemple être des produits alimentaires qui approchent de leur date limite de consommation, mais aussi des produits non-alimentaires, comme du dentifrice ou des produits d'entretien".

Goods to Give - des biens à donner

Le ministre rendait visite ce mardi matin à l’association Goods to Give qui apporte une aide concrète à la dignité des plus démunis et à la lutte contre leur exclusion sociale, tout en accompagnant les entreprises dans leur démarche sociétale. Son directeur Remco Ruiter l’accueillait dans un endroit où sont livrées chaque mois pas moins de 100 palettes de produits qui approchent de leur date limite de consommation ou qui ont un petit défaut de fabrication. Des surplus que les entreprises n’arriveront plus à vendre et qui aident beaucoup de citoyens dans l’indigence. 

"Actuellement, nous aidons 350 organisations caritatives, soit 250.000 personnes qui vivent dans la pauvreté", expliquait Remco Ruiter à VRT NWS. L’encouragement fiscal conféré par le ministre des Finances aux entreprises qui veulent donner des biens de première nécessité, des produits de soin ou des vêtements est donc le bienvenu. Il permettra aussi de lutter contre le gaspillage. 

"Nous ne sommes qu’une goutte d’eau dans un océan. Mais nous entendons dire sur le terrain que les produits que nous donnons aux organisations sont très appréciés, parce qu’ils ne sont pas toujours facilement accessibles aux personnes précarisées", précisait le directeur de Goods to Give.

 

Texte : Anne François, Belga - VRT NWS, mardi 17 Novembre 2020

Contact

Rue Victor Rauter 33
1070 Anderlecht
T 02 280 00 74
info@dsc.be
Contact